S.H.B.M.S.H.

Société d'histoire de Belœil-Mont-Saint-Hilaire

Les Bernard, pionniers d'Otterburn Park

Parmi les anciennes familles du côté de Saint-Hilaire, se trouve celle des Bernard. Il faut remonter à 1779 pour rencontrer la première mention d'un Bernard. Peu de gens savent qu'à l'origine le patronyme familial était Brouillet. C'est avec Bernard Brouillet, fils aîné de Michel Brouillet, premier ancêtre canadien, que le nom fut transformé en Brouillet dit Bernard. De nos jours la plupart de leurs descendants, entre autres ceux de Belœil, portent le nom de Bernard.

Vers le milieu du XVIII e siècle, la population de l'île de Montréal était si nombreuse qu'il devenait difficile de trouver des terres pour y établir des fils de cultivateurs. Par ailleurs, la région du Richelieu attirait de plus en plus de nouveaux arrivants. Dès 1753, Gilles Brouillet de la Pointe -aux-Trembles s'installe dans la sei­gneurie de Chambly plus exactement à la Pointe-Olivier (aujourd'hui Saint­- Mathias). En 1779, il acquiert une terre sur le bord du Richelieu sur l'emplacement actuel de l'église Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Il ne sem­ble pas s'y être établi. En 1792, le seigneur lui retire cette terre pour la concéder à nouveau à Jacques Massé.

Il faut attendre quelques années pour voir autre Brouillet dit Bernard traverser le Richelieu pour s'ins­taller du côté de Saint-Hilaire. Le 23 octobre 1837, Bernard Brouillet, fils de Bernard, épouse Flavie Fontaine à Saint-Hilaire. Selon leur contrat de mariage, la veuve Brouillet fait donation à son fils d'une terre située dans la deuxième concession à Rouville. C'est là que la famille de Bernard grandira. Le couple donne naissance à huit enfants. Le 30 décembre 1863, Bernard achète de Charles Ruffier une terre de 24 arpents de profondeur sur trois arpents de front sur la rivière Richelieu tout près de l'église Notre-Dame-du-Bon-Conseil (aujourd'hui coin Ruth et chemin des Patriotes). Par un curieux hasard, c'est la terre voisine de celle acquisse plusieurs années auparavant par un autre descendant de l'ancêtre Gilles Brouillet. Le 28 mars 1878, Bernard et Flavie font do­nation de leurs biens à leur fils Wilfrid qui avait épousé Marie Louisa Tétreau à Saint-Hyacinthe le 9 janvier 1877. Wilfrid fut le dernier à occuper la terre avant qu'elle ne soit vendue en 1913 à Andrew et Arthur Milroy, « tous deux courtiers en immeubles, demeu­rant en la Cité de Montréal, et y faisant affaires ensemble en société sous la raison sociale de « Milroy & Milroy  ». Wilfrid conserva la maison ainsi qu'une partie de la terre pour conti­nuer de l'habiter jusqu'à son décès.

Le 29 mai 1905 à Saint-Hilaire, une de leurs filles, Ernestine Bernard, épousa Charles-Léon Denis. Le jeune couple quitta sitôt le Canada pour les États-Unis. À leur retour vers 1918, Charles-Léon achète la maison de Wilfrid Bernard pour y établir sa petite famille. Plus tard, c'est Omer Du­bois, époux d'une de leurs filles, Mar­guerite Denis, qui en devient proprié­taire. Jusqu'à tout récemment, les des­cendants de la famille Bernard déte­naient encore une partie de cette terre.

 — Alain Côté, 2003
La famille Bernard. SHBMSH
La famille Bernard. SHBMSH

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