S.H.B.M.S.H.

Société d'histoire de Belœil-Mont-Saint-Hilaire

Le boulanger de Saint-Hilaire (J.-A. Halde)

Une rue perpendiculaire au Chemin des Patriotes Nord porte son nom. Mais qui est l’homme derrière l’appellation? 

Fils d’Azarie Halde et d’Émélia Brodeur, J.Armand Halde naît «à la montagne» en 1897. Il épouse en 1925 Antoinette Tétreault, née sur la rue Saint-Henri, en biais avec la maison qu’elle occupera une fois mariée, passant ainsi les 87 années de sa vie sur la même rue. De leur union naissent un garçon et quatre filles. 

En 1919, J.Armand Halde achète de Joseph-François Brodeur pour qui il travaille depuis son adolescence, la maison, le four et la boulangerie ainsi qu’un terrain adjacent donnant sur la rue Désautels, où il aménage plus tard une boulangerie indépendante. Pendant 44 ans et jusqu’à son décès survenu en 1963, il exerce avec amour et passion le métier de boulanger. 

Levé avant le jour, il mêle les ingrédients requis pour la fournée. Pains blancs, pains aux raisins et brioches aux raisins sortent quotidiennement des fours de la rue Saint-Henri.

Beau temps, mauvais temps, vers les huit heures, le tandem cheval-boulanger entreprend le porte à porte, alternativement dans Saint-Hilaire et  Saint-Mathias. Plus tard, un camion supplée au cheval, accélérant la «run».

Entrepreneur dans l’âme, J.Armand Halde est aussi laitier, charbonnier, exploitant d’un verger, aujourd’hui mué en quartier domiciliaire à Otterburn Park (rue Prince Edward). Qui plus est, il exerce la fonction de maître de poste à partir de sa résidence ; à moins que ce ne soit madame Halde, qui reçoive, trie et remette le courrier aux gens de Saint-Hilaire Village, venus d’un même souffle quérir leur pain au domicile du boulanger… 

Socialement engagé, J.Armand Halde assume de 1939 à 1957, et simultanément, les charges de Conseiller municipal et de Commissaire d’école. «Ce sont mes loisirs!» se plaît-il à dire. 

Son métier a nécessité beaucoup de courage et d’esprit communautaire, soutiennent les membres de sa famille qui se souviennent avec émotion de leur père, cet homme généreux qui n’hésitait pas à faire crédit aux familles dans le besoin.  

Deux des filles de monsieur Halde habitent toujours la maison de la boulangerie,  rue Saint-Henri. Elles évoquent avec bonheur les arômes de pain chaud qui emplissaient la maison après chacune des fournées. 


 — Gisèle Guertin


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