S.H.B.M.S.H.

Société d'histoire de Belœil-Mont-Saint-Hilaire

Otterburn Park fête ses 30 ans (1969-1999)

Les auteurs sont membres de la Société d'histoire de Belœil ? Mont-Saint-Hilaire. En 1994, dans le cadre des fêtes du 25e anniversaire (1969-1994), la Ville d'Otterburn Park publiait les résultats de leur recherche sur l'histoire de la Ville dans une brochure intitulée Un parc devenu ville. Une histoire d'Otterburn Park. Ils nous présentent un texte revu et augmenté, extrait de cet ouvrage, et tenant compte des cinq dernières années (1994-1999).

Introduction

L'Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada de 1855 constitue en municipalité la paroisse de Saint-Hilaire qui englobait alors les villes actuelles de Mont-Saint-Hilaire et d'Otterburn Park. En 1912, un premier démembrement de la paroisse mène à la création du village de Saint-Hilaire. Plusieurs décennies plus tard, en 1950, un second détachement comprenant toute la plaine agricole incluant la montagne conduit à la création d'une nouvelle corporation municipale : la municipalité de Mont-Saint-Hilaire. Il ne reste à la paroisse de Saint-Hilaire que les terrains situés autour du parc Otterburn (aujourd'hui Les Bosquets Albert-Hudon). Le 31 janvier 1953, la paroisse de Saint-Hilaire change de nom pour celui de corporation municipale d'Otterburn Park. En 1969, elle obtient son statut de ville (voir note 1) et l'année 1999 marque son 30e anniversaire.

Statut de ville

La requête du conseil municipal date du 14 novembre 1968. Le territoire faisant l'objet de la requête est le même qu'on connaît aujourd'hui. Otterburn Park est bornée au nord-est par les lots 104-55 et 54, P.104, P.103 et 210 de la ville de Mont-Saint-Hilaire; au sud-est par le chemin Ozias-Leduc; au sud-ouest par la paroisse de Saint-Mathias; au nord-ouest par l'axe de la rivière Richelieu et le lot 457 (emprise du chemin de fer du CN).

Selon les vœux du conseil, la ville ne sera pas divisée en quartiers; plutôt, le siège de chacun des élus sera désigné par un numéro de un à six.

La demande d'incorporation se fait assez rapidement. La démarche débute le 21 mai 1968 par une lettre du secrétaire-trésorier J.-Maurice Pouliot (1968-1975) adressée à la Commission municipale du Québec. Au nom du conseil, monsieur Pouliot y demande des éclaircissements sur les avantages et les inconvénients d'être régi par la Loi des Cités et Villes.

Dans son rapport soumis le 10 juin au ministère des Affaires municipales, le secrétaire-trésorier trace le portrait de la municipalité en 17 points. On y apprend qu'Otterburn Park s'étend sur un territoire de 1 314 âcres dont 78 % sont occupés par des établissements de type résidentiel. La population y est estimée à 4 125 personnes, dont 1 021 sont propriétaires. L'évaluation imposable est de 8,6 millions $. On y retrouve 24 milles de rues et chemins et 4 milles de trottoirs.

Par une résolution du 9 septembre 1968, le conseil municipal enclenche le processus qui transformera la municipalité d'Otterburn Park en ville. À une assemblée publique convoquée expressément le 4 novembre, aucun électeur présent ne demande que la résolution soit soumise à l'approbation de l'ensemble des propriétaires d'immeubles imposables de la municipalité. On connaît la suite.

Viaduc reconstruit

L'année 1972 met fin à une série d'accidents survenus au viaduc de la voie ferrée, entre Otterburn Park et Mont-Saint-Hilaire, au-dessus de la route 21 (boulevard Richelieu) qui deviendra plus tard le chemin des Patriotes (route 133).

Les gouvernements fédéral et provincial ainsi que les Chemins de fer nationaux du Canada annoncent l'élargissement du viaduc. Les travaux sont évalués à 500 000 $ et ont lieu durant l'été 1972.

Déjà, en 1938, le conseil municipal de la paroisse de Saint-Hilaire s'était plaint de la situation dangereuse à cet endroit à Vincent Dupuis, député fédéral de Chambly-Rouville.

"...Cette même voie publique passant sous ce tunnel qui est très étroit et fait en zigzag offre un danger grave et constant pour la circulation, les personnes occupant un véhicule venant de l'est ne pouvant voir d'un côté de ce tunnel venir les véhicules du côté opposé et inversement.

Depuis l'existence de ce tunnel, on a maintes fois songé à remédier à ce grave état de chose, surtout à l'occasion de maints accidents dus à ce tunnel, ou encore à l'occasion d'un plus grand nombre d'accidents qui ont été évités presque miraculeusement... "(voir note 2).

Nouvelle relève au conseil

Aux élections de 1973, l'équipe d'Edmond Auclair doit faire face à une opposition pour la première fois en plus de dix ans. Président d'élections au provincial, le jeune avocat Michel Breton se présente comme conseiller avec l'idée d'un peu changer les choses. "Évidemment, nous nous sommes fait battre à plate couture", se souvient Me Breton.

En 1976, Me Breton reçoit un appel du maire Auclair l'invitant à combler un poste devenu vacant au sein du conseil. Le maire m'avait dit : "J'ai parlé aux autres membres du conseil et on est d'accord". À l'époque, on pouvait combler un poste vacant par simple résolution du conseil. Ce qui fut fait.

Avec l'élection de 1977, Otterburn Park entame une nouvelle page de son histoire. Edmond Auclair ainsi que les conseillers Georges Duclos et Jack McBrearty quittent la politique. George Hug a accepté un transfert en Ontario. Aucun des trois autres conseillers ne s'intéresse au poste de maire. Michel Breton est élu sans opposition. Pour la première fois, le conseil municipal d'Otterburn Park est majoritairement francophone.

Ainsi, Edmond Auclair prend sa retraite après avoir mené les destinées d'Otterburn Park pendant près de 25 ans. Élu conseiller en 1948, puis maire de la municipalité de 1953 à 1977, il quitte la vie publique à tout près de 70 ans. La petite station estivale de sa jeunesse s'est transformée peu à peu en banlieue au cours des 15 dernières années. Il laisse à d'autres le soin de moderniser sa ville.

(1. Edmond Auclair, père politique d'Otterburn Park - 1953-1977. Archives Ville d'Otterburn Park, s.d.)

La fusion toujours à la mode

En 1974, on lance un nouveau projet de fusion. Cette fois, les quatre villes de Belœil, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire et Otterburn Park examinent la pertinence de fusionner certains services.

Les pourparlers durent un an. De quatre ou cinq qu'ils étaient au début, les représentants des quatre villes sont une vingtaine lorsque les discussions achoppent. Il a été question de fusionner les services de police de Mont-Saint-Hilaire et d'Otterburn Park mais les maires Honorius Charbonneau et Edmond Auclair ne s'entendent pas. Ces deux fortes personnalités estiment n'avoir rien à gagner d'une fusion de leurs municipalités. La mise en commun d'équipements et de services serait-elle profitable à l'une et à l'autre municipalité ?

Les deux villes se sont développées selon des concepts différents, chacune à son rythme. Mont-Saint-Hilaire a attiré commerces et industries tandis qu'Otterburn Park a poursuivi sa vocation résidentielle. La question d'une fusion demeure néanmoins toujours d'actualité, comme en témoigneront deux consultations publiques dans les années 1990.

Réorganisation municipale

Sous le maire Michel Breton (1977-1982) (voir note 3), la ville entreprend la réfection de la bâtisse du Club de canotage, véritable trésor de notre patrimoine. Depuis 1965, la ville est propriétaire du chalet situé sur la rive du Richelieu, au bas de la rue Oxford et des réparations majeures s'imposent.

(2. Club de canotage d'Otterburn Park. Archives Ville d'Otterburn Park, s.d.. )

Pendant les cinq années de Michel Breton à la mairie, la population augmente de 400 à 500 personnes. La construction du secteur "Heights" est presque complétée. On bâtit sur les terrains restés vacants entre les deux parties de la ville(voir note 4).

Le Service de police se développe. Ses effectifs doublent mais les bureaux sont toujours au sous-sol de l'Hôtel de ville. On songe à construire un édifice regroupant tous les services. Mais un tel projet dépasse la capacité de payer des contribuables. En 1982, on décide de construire un garage municipal sur la rue Bellevue et d'y aménager les bureaux des travaux publics.

(3. Hôtel de ville d'Otterburn Park situé au 472 rue Prince Edward. Archives Ville d'Otterburn Park, s.d. )

Régionalisation

Au milieu des années 1970, on se détourne petit à petit des préoccupations exclusivement municipales pour envisager l'organisation régionale. Otterburn Park participe à la mise sur pied de la municipalité régionale de comté (MRC) de la Vallée du Richelieu. La ville fait partie des discussions entamées avec Québec pour la création d'une commission intermunicipale de transport. L'usine de filtration d'eau potable est agrandie et se développe.

Depuis 1968, la Commission d'aqueduc de la Vallée du Richelieu (CAVR) a cédé la place à une nouvelle corporation, le Comité intermunicipal d'aqueduc de la Vallée du Richelieu (CIAVR), géré par les quatre villes de Belœil, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire et Otterburn Park. En 1978-79, on procède au dernier agrandissement majeur de l'usine pour doubler sa capacité de production. Le CIAVR est présidé tour à tour par l'un des quatre maires.

Cliente du CIAVR, la ville de Saint-Basile-le-Grand tient à être représentée au sein du conseil d'administration. On en fait la demande auprès des autorités gouvernementales à Québec. Dès 1983-84, le comité intermunicipal inclura Saint-Basile-le-Grand et les autres municipalités clientes au nombre de ses administrateurs. Renommée Régie intermunicipale de l'eau de la Vallée du Richelieu (RIEVR), la corporation compte aujourd'hui une douzaine d'organismes participants.

Un logo distinctif - 1980

Le 10 mars 1980, la ville se dote d'un logo. Choisi parmi cinq projets soumis au conseil municipal, le logo est l'œuvre d'un citoyen, Slawek Gorecki.

Dans un cercle symbolisant les cycles de croissance de la nature et du genre humain, on retrouve trois éléments organiques : le ciel, la flore et l'eau. La pomme et la feuille d'érable y figurent puisque pommiers et érables sont représentatifs d'Otterburn Park. L'eau, source de vie et de loisirs, est un autre élément naturel particulièrement présent dans notre ville. La branche se métamorphose en profil du mont Saint-Hilaire.

Six couleurs s'harmonisent pour créer un ensemble visuel distinctif : le noir pour le cercle, la branche et les flots; le bleu pour l'eau et le ciel; le vert pour les feuilles de pommier et d'érable; le blanc pour la montagne; le rouge, bien sûr, pour la pomme; un petit point jaune, le soleil, jette une touche finale.

(4. Logo de la ville d'Otterburn Park. Alain Côté, s.d. (Collection particulière)

Modernisation

La décennie 1980 marque le début de la modernisation d'Otterburn Park. C'est sous l'administration du maire Marcel Lacoste (1982-1989), entre autres, qu'Otterburn Park amorce l'informatisation de ses services. Puis, on repave plusieurs kilomètres de rues en très mauvais état.

L'année avant son élection à la mairie, Marcel Lacoste met de l'avant l'achat d'un local pour la bibliothèque, face au pavillon II de l'école Notre-Dame, au 545, chemin des Patriotes. On fait l'achat de l'entrepôt de Théo Auclair pour la somme de 76 000 $ payables sur 10 ans, au taux d'intérêt fixé par le ministère des Affaires municipales, transaction fort avantageuse pour la ville.

Marcel Lacoste rappelle les circonstances. "J'ai été conseiller un an avant de remplacer Michel Breton. À ce moment-là, la bibliothèque francophone était installée temporairement dans une roulotte, sur les terrains de la piscine, rue Mountainview. En hiver, les bénévoles allaient y travailler en bottes de ski-doo tellement c'était difficile à chauffer. "

La bibliothèque anglophone a pignon sur rue au chaud, dans les locaux de la piscine. La majorité de la population étant de langue anglaise, le besoin de livres en français se fait sentir plus tardivement.

Dès 1963-64, Barbara Green(voir note 5), récemment arrivée d'Angleterre avec sa famille, avait favorisé l'émergence d'une bibliothèque. Avec quelques amies, elle réussit à amasser un millier de livres et organisa un système de prêt. Les premières années, les volumes se sont entassés dans le salon de la résidence familiale. Après plusieurs interventions auprès du conseil municipal, Barbara Green obtenait du maire Edmond Auclair un premier local dans l'édifice de la piscine et une subvention de 200 $.

Puis on loge la bibliothèque française dans la roulotte qui sert aussi de bibliothèque aux enfants, avant d'aménager le nouveau local en 1983. Toujours gérée par des bénévoles, la bibliothèque municipale compte aujourd'hui des milliers de livres dans les deux langues et jouit d'une subvention annuelle de 4 000 $, dont plus de la moitié servent à l'achat de livres en français (voir note 6). Avec deux bibliothèques importantes situées à Belœil et Mont-Saint-Hilaire, le conseil questionne maintenant la pertinence de maintenir ce service à Otterburn Park et examine la faisabilité d?une entente intermunicipale avec l'une ou l'autre ville.

C'est sous l'administration Lacoste qu'on créera un comité d'urbanisme et un comité de circulation pour planifier l'expansion rapide de la municipalité. Entre 1982 et 1986, la population d'Otterburn Park passe de 4 260 à 5 600 personnes.

Avec la construction du poste de police, en 1987, les employés de l'hôtel de ville et les policiers ne partageront plus les mêmes locaux. Ayant plus d'espace, on peut moderniser les installations.

Jusqu'alors, loisirs et sports ont été organisés et gérés par des bénévoles membres de l'Association sportive et culturelle d'Otterburn (ASCO), fondée et présidée par Marcel Lacoste pendant plusieurs années. C'est sous sa gouverne que la municipalité prend la relève, dû à la difficulté de recruter des bénévoles en nombre suffisant.

Boum domiciliaire

À l'élection générale de 1985, le maire Lacoste joint un urbaniste à son équipe. La venue de Pierre Beauregard n'est pas étrangère à la poussée de constructions multifamiliales des dernières années. Le développement domiciliaire vient au premier rang des priorités à partir de 1988. On compte mettre en chantier plus de 400 unités de logement en trois ans. Dès lors, le nombre des terrains vacants diminue rapidement.

Les revenus d'Otterburn Park proviennent surtout des taxes foncières résidentielles. Sur des revenus annuels de 2 millions $, la ville ne perçoit que 2 000 $ en taxes d'affaires à ce moment-là (voir note 7). La municipalité doit donc compter sur le développement domiciliaire pour assurer sa croissance. On innove sur deux plans : on encourage le logement multifamilial et on invite les promoteurs à installer eux-mêmes les infrastructures. Cette solution est moins coûteuse et évite à la municipalité d'imposer des taxes spéciales. Leur coût est inclus au prix de vente des immeubles.

En 1989, Pierre Beauregard succède à la mairie. Marcel Lacoste, après avoir donné son essor à une petite ville en pleine évolution (voir note 8), quitte la vie publique après avoir annoncé son intention de se retirer après deux mandats de quatre ans.

Le mandat de Pierre Beauregard (1989-1993) est agité. Son style de gestion est contesté par deux conseillers élus sous la bannière verte : Paul-André Desbiens et Daniel Meilleur. Les séances du conseil prennent rapidement l'allure de règlements de compte et les déclarations à l'emporte-pièce font souvent la manchette de l'hebdomadaire local.

Le malaise cause le départ successif de deux conseillers au même siège, en 1990 et 1991. Lors d'une élection partielle le 12 avril 1992, Andrée Garon fait un retour remarqué en politique municipale. Elle avait été conseillère sous le maire Breton en 1981 et 1982, ainsi que sous le maire Lacoste de 1982 à 1985.

Entre-temps, le nouveau développement domiciliaire ne va pas sans heurts. Des citoyens s'opposent au zonage faisant passer certains secteurs de l'unifamilial au multifamilial. On ne veut pas voir de grosses constructions dans sa cour.

Des militants écologistes de l'Association des citoyennes et citoyens d'Otterburn Park pour un environnement sain (ACCOPES) (voir note 9) s'insurgent contre la construction de maisons unifamiliales sur des terrains de 5 000 pieds carrés dans un boisé voisin du verger Tétreault et du Centre de réhabilitation des oiseaux blessés de la Montérégie. Forte de l'appui de 1 435 signataires, l'Association dépose un mémoire concernant le plan d'urbanisme et ses règlements, le 6 juin 1991. La démarche vise à protéger le plus grand nombre d'arbres possible et à exiger que la ville oblige les promoteurs à prévoir des espaces verts dans tout nouveau développement(voir note 10).

L'ACCOPES et son porte-parole, Gilles Caron, soumettent au conseil municipal un projet de règlement pour le contrôle des pesticides. Après quelques modifications, le règlement est entériné par voie de résolution. Durant la belle saison, l'association organise des activités de sensibilisation à l'environnement et mène une action positive dans la communauté pour encourager le recours à des méthodes d'entretien paysager plus écologiques.

Esprit communautaire

Bien que la majorité de sa population gagne sa vie à l'extérieur de la ville, Otterburn Park manifeste un remarquable esprit communautaire depuis les dernières décennies. Signe d'une autre époque, deux organismes ayant été au centre de la vie communautaire locale ont disparus récemment.

Constituée le 11 juin 1964, l'Association athlétique d'Otterburn Park change de nom en octobre 1981 pour fonctionner sous l'appellation Association sportive et culturelle d'Otterburn (ASCO). L'Association a pour but de promouvoir, organiser et diriger des sports amateurs et des activités récréatives pour les jeunes de la ville(voir note 11). Elle est le principal intervenant auprès de la municipalité et sert de lien entre l'administration municipale et les organismes (natation, hockey, baseball, sports d'hiver, carnaval, etc.) qui lui confient leurs budgets.

Membre fondateur et premier président, Marcel Lacoste résume ainsi les objectifs de l'ASCO : "Lorsque les besoins et les organismes se sont développés, nous avons voulu prendre avantage des subventions de la municipalité, tant pour le sport que pour la culture, en s'organisant puis en redistribuant les argents. C'était plus facile pour nous de le faire, connaissant les besoins de chaque organisme, et ça facilitait les échanges avec la municipalité d'avoir un seul interlocuteur. Ainsi, les organismes nous soumettaient leur budget, nous en faisions l'analyse et l'évaluation. Nous soumettions ensuite un budget commun au conseil pour une demande de subvention."

En 1981, le maire Michel Breton avait évalué à 50 000 $ par année le coût de fonctionnement d'un service des loisirs, rôle qu'assumaient, en somme, les dizaines de bénévoles regroupés autour de l'ASCO.

Dans une lettre adressée aux membres du conseil municipal, le 20 octobre 1987, l'Association déclare qu'elle met fin à ses activités à cause du manque d'intérêt de la population et remet à la ville les fonds restants, soit un montant de 988,16 $. L'ASCO est dissoute le 8 janvier 1991 (voir note 12).

Par ailleurs, Otterburn Park a son Club Optimiste de 1976 à 1994. Voué, comme tous ses semblables, à venir en aide à la jeunesse, aux enfants nécessiteux et aux délinquants juvéniles, le Club s'intéresse à de multiples activités durant presque vingt ans. Son appui et sa participation à de nombreux événements ont toujours été reconnus par les bénéficiaires.

Récemment, l'organisme ne comptait plus qu'une vingtaine de membres parmi lesquels les jeunes se faisaient rares. La relève manquait. Selon le conseiller Dollard Pichette, un des fondateurs et président du Club durant longtemps, la disparition du club créera un vide dans la communauté. À preuve, les 18 340 $ que le club Optimiste a distribué à 14 organismes d'Otterburn Park lors de sa dissolution, en novembre 1994.

La langue

La langue prédominante de la population d'Otterburn Park a changé au cours des décennies. Comparée à la population de Saint-Hilaire, au début du siècle, la communauté anglophone ne constituait qu'un groupuscule. Les premiers recensements à faire état de la langue remontent à 1971. À cette date, les anglophones comptaient pour 65 % alors qu'autrefois, en 1960, ils atteignaient 85 %.

Depuis lors, la situation s'est inversée; la vieille communauté anglophone s'est peu à peu éteinte et plusieurs ont décidé, pour diverses raisons, de quitter la région. En 1988, la ville recensait 78 % de francophones contre 22 % d'anglophones (voir note 13). Selon les chiffres les plus récents, en 1996 la population anglophone ne correspondait plus qu'à 16% de la population d'Otterburn Park.

Les nouveaux arrivants, pour la majorité francophones, ont acheté les maisons laissées par les premières familles ou sont venus grossir la population d'Otterburn Park dans les secteurs nouvellement construits.

Il serait naïf de laisser croire que les deux communautés d'Otterburn Park ont toujours cohabité dans une parfaite harmonie. Les différences de culture et de mentalité ont eu l'heur d'exacerber les susceptibilités, à l'époque de la cohabitation à l'école Notre-Dame, par exemple. Et qui n'a pas entendu parler d'une bataille de rue ou n'a pas eu un fils impliqué dans une querelle du genre ? Mais la plupart du temps, anglophones et francophones ont réussi à se voisiner, à se rencontrer et à s'impliquer dans les mêmes organismes, dans les mêmes activités. Au fil du siècle, génération après génération, des hommes et des femmes de langue maternelle différente se sont aimés et ont formé de nombreux couples. Les Campbell, Forand, Auclair sont de ceux-là. Et bien d'autres aussi.

Consolidation

L'élection générale du 7 novembre 1993 met en présence deux équipes : celle du maire sortant, Pierre Beauregard, et celle d'Andrée Garon, la première femme à briguer le poste de maire dans toute l'histoire d'Otterburn Park. Elle recrute trois nouvelles figures pour combler les sièges laissés vacants par les départs de Paul-André Desbiens et Daniel Meilleur, ainsi que son propre siège. Il s'agit de Guy Dubé, Louis Gagnon et Pierre Isabel. Les conseillers Jacques Bélanger, Mario Côté et Dollard Pichette se joignent à l'équipe. De son côté, le maire sortant doit réunir une nouvelle équipe complète.

Sous la bannière "Action Otterburn", Andrée Garon et son équipe remportent l'élection... "pour que ça marche !", comme le dit le slogan. Ses objectifs : harmonisation des services municipaux, rationalisation des finances, communication plus efficace avec la population, échanges de services avec Les Bosquets.

Otterburn Park n'a jamais tenté d'attirer de grosses entreprises ou des industries, et n'a pas non plus réservé une partie du territoire à un parc industriel. Sans en faire une politique officielle, cette façon d'envisager le développement de la ville était connue. On a toujours favorisé l'utilisation de la zone blanche à des fins résidentielles, tout en sachant qu'elle serait rapidement développée. Aujourd'hui, le territoire est occupé à près de 70 %.

Sondage d'opinion

Au début de son mandat, Andrée Garon, maire d'Otterburn Park, prévoit faire un sondage auprès de la population. À l'automne de 1994, le Conseil régional des loisirs de la Montérégie est mandaté pour réaliser un sondage d'opinion auprès des citoyens au moyen d'une technique d'enquête en profondeur de type semi-directif (voir note 14). L'objectif est de mieux connaître la perception de la qualité de vie des citoyens de même que leurs opinions et attentes eu égard aux politiques municipales et aux moyens à prendre pour améliorer la qualité de vie des Otterburnois.

Au mois de novembre 1994, les résultats du sondage permettent au conseil de se faire une meilleure idée des attentes de la population. Parmi les points à retenir, il y a le désir des gens d'habiter la banlieue à un prix abordable, la facilité d'accéder à Montréal par un service de transport en commun et le désir d'être bien informé des affaires municipales. En général, on est satisfait des services de la Ville, tout en souhaitant davantage sans payer plus. Par exemple, on préconise les ententes de services avec d'autres organismes ou municipalités. La population réclame aussi une amélioration de la collecte sélective. Elle souhaite des changements à la bibliothèque municipale. Il en va de même pour les parcs et les espaces verts. En conclusion, la consultation publique apporte un éclairage assez précis sur ce que souhaite ou ne souhaite pas la population, mais aussi sur la perception de ce qui lui est offert (voir note 15). Les résultats de ce sondage, associés aux difficultés entourant sa publication (voir note 16), amorceront tout le débat sur la fusion qui colorera les relations de ce conseil avec les citoyens durant tout son mandat.

Commission consultative

Après la consultation publique de 1994, une partie de la population d'Otterburn Park se montre favorable à l'idée d'une étude de fusion avec Mont-Saint-Hilaire. Le conseil municipal ne juge pas bon "dans l'état actuel des choses" (voir note 17) d'entreprendre une telle étude. Il propose plutôt de tenir un exercice public de réflexion sur l'avenir de la Ville en mettant sur pied une commission consultative. La Commission consultative (voir note 18) sur l'avenir d'Otterburn Park est lancée officiellement au mois de mai 1995. Elle a pour principal objectif d'amener le conseil municipal et la population à réfléchir sur une vision d'avenir de la municipalité et de suggérer des moyens de développement en tenant compte des attentes de la population.

Composée de sept membres reconnus pour leur crédibilité, leur compétence et leur liberté d'esprit, la Commission est présidée par Marcel Lacoste, ancien maire de la municipalité. Les autres membres sont Lucie Bellavance, Claire Gagnon, Mike Forand, Christian Hébert et deux conseillers municipaux, Louis Gagnon et Dollard Pichette.

Les audiences publiques débutent en septembre et se poursuivent tout au cours de l'automne. À la fin de l'année, plus de quarante mémoires sont déposés et entendus au cours de cinq audiences publiques (voir note 19). Les travaux de la Commission durent pendant plus de cent heures. Certains mémoires soulignent les inquiétudes et les perceptions, bonnes ou mauvaises, de la population envers l'administration et les services.

C'est à la réunion régulière du conseil du 18 décembre 1995 que Marcel Lacoste dépose son rapport final. Dans son allocution, "l'ex-maire s'est réjoui de la qualité des mémoires reçus par la Commission. Il a toutefois déploré le peu de participation des citoyens et notamment l'absence totale des commerçants et de certains conseillers" (voir note 20).

En mars 1996, après avoir pris connaissance du rapport et discuté longuement de son contenu, le conseil municipal, à la majorité, rejette l'étude de faisabilité sur la fusion avec la Ville de Mont-Saint-Hilaire, tel que recommandé à l'unanimité par la Commission. Parmi les autres points, le conseil retient l'établissement de protocoles d'ententes intermunicipales, un plan directeur selon les attentes et la capacité de payer des citoyens ainsi que la tenue de consultations continues avec la population (voir note 21).

Le mois suivant, le conseil mandate le Groupe Tandem de préparer un plan d'affaires (voir note 22) qui deviendra l'outil principal de gestion municipale pour les cinq prochaines années. Ainsi, la Ville pourra répondre aux besoins grandissants de la population aux meilleurs coûts. À la fin de l'été, on engage la firme CROP pour préparer un sondage qui permettra de connaître le profil de la population. Le Plan directeur de la ville (1997-2001) sera déposé en novembre 1996 (voir note 23).

29 Règlements d'emprunt problématiques

Depuis mars 1995, on se rendait compte que plusieurs règlements d'emprunt posaient problème. En février 1996, la Ville donne donc mandat à la firme G. Blais & Associés d'évaluer les pratiques comptables courantes de la municipalité. En mars 1997, le conseil mandate un procureur afin d'assister les experts dans la préparation de recommandations éventuelles (voir note 24). Au mois d'août suivant, un rapport recommande au conseil de présenter un projet de loi d'intérêt privé pour corriger 29 règlements d'emprunt sectoriel. Le conseil résolut de présenter à l'Assemblée nationale un projet de loi privé validant l'imposition et le prélèvement de certaines taxes de la Ville d'Otterburn Park sur des immeubles de son territoire et lui octroyant certains pouvoirs (voir note 25). Un avis de motion (voir note 26) sera déposé par le nouveau conseil lors de l'assemblée régulière du conseil du 15 décembre 1997 (voir note 27). Le projet de loi numéro 260, Loi concernant la Ville d'Otterburn Park, sera sanctionné par l'Assemblée nationale du Québec au mois de décembre (voir note 28).

Élections du 2 novembre 1997

Entre-temps, Andrée Garon sollicite un second mandat au poste de maire au terme de quatre années aussi fertiles en exercices de communication qu'en changements. Durant la campagne électorale, elle dresse un bilan fort impressionnant : deux sondages (1994 et 1996) précisant les désirs de la population, un programme d'assainissement des eaux, un programme de rajeunissement des infrastructures de la ville, la construction d'un nouvel édifice regroupant les services techniques et les loisirs ainsi qu'un programme de remise en valeur des parcs. À l'élection du 2 novembre 1997, un pourcentage record de citoyens, plus de 50%, viennent voter. Insatisfaite de l'administration sortante, la population désigne une nouvelle équipe pour mener les destinées de la Ville. Un nouveau maire, Guy Dubé, cinq nouveaux venus en politique municipale, Jean-François Hamel, Lina Lavigne, Richard Chalifoux, Jean-Yves Rhéaume et Pierre Pinard, ainsi qu'un ancien conseiller, Pierre Isabel, sont élus.

Fort de l'appui populaire, le nouveau conseil met tout en œuvre pour réaliser le programme mis de l'avant durant la campagne électorale. Parmi les priorités, on retrouve : une gestion serrée des finances d'Otterburn Park, une étude de faisabilité de fusion avec la Ville de Mont-Saint-Hilaire et un référendum décisionnel.

Avant de déposer son premier budget, le nouveau conseil doit attendre l'adoption du projet de loi du gouvernement du Québec prévue pour la fin de l'année. C'est sans compter sur Dame nature qui viendra tout retarder.

La crise du verglas

Le mardi matin 6 janvier 1998 est loin d'être un matin d'hiver comme les autres. Depuis la veille, de fortes pluies et le grésil s'abattent sur le sud-est du Québec. À leur réveil, des populations entières sont sans électricité. Peu à peu, les gens commencent à s'inquiéter de la situation. Au cours des jours qui suivent, les pannes s'accumulent sur une partie névralgique du réseau électrique québécois. Puis, c'est le black-out total sur une partie de Montréal et sur presque toute la Montérégie qui subit les pires dégâts. Cette zone est baptisée le triangle noir. À Otterburn Park, le conseil municipal, assisté des employés municipaux et de bénévoles, applique rapidement le plan d'urgence. Il faut trouver les ressources nécessaires à la survie de la communauté et au bon fonctionnement du centre d'hébergement. Durant 22 jours, la population sera sans électricité.

(5. Un air féerique et de désolation à la fois. Rue Connaught à Otterburn Park. Archives Ville d'Otterburn Park, janvier 1998; photographe : Gilles Brodeur.)

Le mardi 27 janvier, une forte majorité des abonnés sont réalimentés en électricité. Les derniers le seront le premier février (voir note 29). Durant la crise du verglas, les secours sont venus de partout, entre autres des Forces armées canadiennes et de nombreuses municipalités épargnées du Québec. Avec le temps, le réseau électrique sera reconstruit. La vie reprendra graduellement son cours normal avec, en sourdine, des séquelles qui seront longues à effacer.

Études de faisabilité

Durant la période électorale de 1997, l'équipe du maire Dubé s'était engagée à réaliser une étude de faisabilité pour un regroupement avec la ville voisine, Mont-Saint-Hilaire, ainsi qu'un référendum décisionnel.

Au mois de septembre 1998, le nouveau conseil mandate le groupe-conseil Roche Ltée pour la réalisation de l'étude en question (voir note 30). Les coûts en sont partagés entre le ministère des Affaires municipales et les deux villes au prorata de leur population. L'étude se fait à partir du mois de septembre 1998. Les résultats en sont connus (mais non publics) au mois d'avril 1999. Insatisfaite des écarts financiers entre les deux villes, Mont-Saint-Hilaire exige une compensation d?Otterburn Park (voir note 31). On décide alors de faire des analyses additionnelles qui mènent à l'idée d'un crédit de taxes sur une période de sept ans venant compenser les pertes fiscales que subiraient les Hilairemontais. C'est sur cette base que les autorités municipales de Mont-Saint-Hilaire et d'Otterburn Park annoncent au mois d'août qu'elles en sont arrivées à une entente qui doit mener à l'adoption d?une demande commune de regroupement (voir note 32). Elles convainquent la ministre des Affaires municipales de respecter les résultats d?une consultation publique qu?elles tiendront sur la fusion. La question posée : Êtes-vous favorable au regroupement des territoires des villes de Mont-Saint-Hilaire et d'Otterburn Park selon la demande commune au gouvernement du 23 août 1999 ?

Période référendaire

La date du référendum est fixée au 21 novembre. D'ici là, les citoyens prendront connaissance du projet lors de journées portes ouvertes et d'assemblées publiques d'information.

Au terme d'une campagne sans grande passion, les résultats de la consultation populaire font savoir que c'est en vain que les citoyens d'Otterburn Park appuient le projet de fusion avec Mont-Saint-Hilaire; leurs voisins le rejettent. À Mont-Saint-Hilaire, le Non est retentissant à 70% : 3 694 contre 1 607 pour le Oui. À Otterburn Park, le Oui (68%) l'emporte 1 916 à 887. Pour le maire Dubé, le dossier est clos. Il est temps de passer à autre chose. Le territoire conserve donc son appellation de Ville d'Otterburn Park et continue à grandir comme tel.

Conclusion

L'année 1969 marque un tournant dans l'histoire d'Otterburn Park. Dorénavant, régie par la Loi des Cités et Villes, la nouvelle ville incorporée se tourne vers la modernité. À la fin des années 1970, une page d'histoire est tournée avec le départ d'Edmond Auclair qui aura passé près de 25 ans de sa vie en politique municipale. Dès 1980, on s'informatise, on développe et améliore les infrastructures et les immobilisations de la ville. Le boom domiciliaire du milieu des années 1980 amène plusieurs jeunes familles francophones à venir s'y installer. Tout cela coïncide avec la décroissance de la population anglophone qui passe de 85% qu'elle était en 1960 à 16% en 1996 (voir note 33). Les années 1990 sont marquées par le rajeunissement des infrastructures, la crise du verglas, la rationalisation des finances municipales et le débat autour de la fusion qui mènera à la consultation populaire de 1999.

Au fil de son développement, Otterburn Park est restée un endroit où il fait bon vivre. Sa population y apprécie une qualité de vie qui, encore en 2000, en fait une banlieue "pas comme les autres", avec un air de campagne en ville, ce qui fait la fierté des Otterburnois et Otterburnoises (voir note 34).

Notes

  1. GOQ, 26 avril 1969, no 17, vol. 101, p.2524, 2525.
  2. Extrait du procès-verbal de la paroisse de Saint-Hilaire, le 7 mars 1938.
  3. Avocat, Michel Breton démissionne de la mairie d'Otterburn Park le 7 septembre 1982 pour accepter un poste dans la magistrature. Ses nouvelles responsabilités auraient pu le placer en conflit d'intérêts. Ce qu'il a dit vouloir éviter.
  4. C'est à la même époque, en 1978, que l'Office municipal d'habitation d'Otterburn Park est créée. L'OMH aura la responsabilité d'administrer la Résidence du parc, construite en 1981 sur la rue Sharon. La résidence comprend 20 logements à loyer modique pour personnes âgées. À l'autre bout de la ville, sur la rue Spiller, le Projet Mountainview est administré depuis 1981 par une corporation sans but lucratif. On y compte 30 logements.
  5. Madame Green sera la première conseillère municipale, de 1978 à 1982.
  6. Duchesne, André, L'Oeil Régional Plus, 23 mars 1991, la une du cahier B.
  7. Entrevue publiée dans L'Informateur de Belœil, "Marcel A. Lacoste : un bénévole glorifié", Jean-Claude St-André, volume 1, numéro 7, lundi 18 janvier 1988, p.4.
  8. Au 30 octobre 1989, la population d'Otterburn Park totalise plus de 5 500 personnes. Le recensement exact n'a pu être fait en raison de l'absence des occupants dans 158 cas. Archives Ville d'Otterburn Park, lettre adressée au secrétaire-trésorier, J.-Henri Pagé, par le directeur du Service de police, Réjean Noiseux, 30 octobre 1989.
  9. L'ACCOPES a été fondée en janvier 1990. En novembre 1994, ses membres conviennent de joindre Nature-Action de Belœil pour agir régionalement.
  10. La Ville exigera que le promoteur consacre une partie de la phase III du développement à un espace vert. L'ACCOPES en réclamait plus. À Otterburn Park, chaque quartier ou arrondissement est doté d'un parc. On en compte une quinzaine. En incluant les Bosquets Albert Hudon, un boisé privé de 458 510 mètres carrés, et la halte routière, en bordure du Richelieu, cédée à la Ville par le gouvernement du Québec en avril 1988, plus de 10 % du territoire d'Otterburn Park est occupé par des espaces verts.
  11. Archives Ville d'Otterburn Park, "Constitution révisée - Association athlétique d'Otterburn", non daté, 14 pages.
  12. Lettre adressée au notaire Jean-Pierre Lalonde par la Direction des entreprises, Inspecteur général des institutions financières, Gouvernement du Québec, le 10 janvier 1991.Le notaire Lalonde avait été mandaté par le conseil municipal, le 22 février 1988, pour effectuer les procédures nécessaires à la dissolution de l'organisme qui avait cessé ses activités quelques mois auparavant.
  13. Archives Ville d'Otterburn Park, "Recherche démographique réalisée pour la Ville d'Otterburn Park", par Monique Gauthier, Francine Auclair, Benoît Hébert, Ninon Sasseville, décembre 1988, 48 pages.
  14. Procès-verbal du conseil de la Ville d'Otterburn Park, le 6 septembre 1994.
  15. Extrait du Rapport final sur les Résultats de la consultation publique présenté par le Conseil régional des loisirs, novembre 1994 in Info d'Otterburn Park, vol. 6, no 4 - décembre 1994.
  16. L??il Régional, samedi 3 décembre 1994.
  17. L'?il Régional, samedi 22 avril 1995.
  18. La Commission est créée le 18 avril 1995. Procès-verbal du conseil de la Ville d'Otterburn Park, le 18 avril 1995.
  19. C?est durant les audiences publiques de la Commission que le Comité des citoyens et citoyennes de la Ville d'Otterburn Park dépose une pétition réunissant plus de 1500 noms en faveur d'une étude de fusion.
  20. L'?il régional, samedi 6 janvier 1996.
  21. Procès-verbal du conseil de la Ville d'Otterburn Park, le 18 mars 1996.
  22. Procès-verbal du conseil de la Ville d'Otterburn Park, le 15 avril 1996.
  23. Procès-verbal du conseil de la Ville d'Otterburn Park, le 18 novembre 1996.
  24. Procès-verbal du conseil de la Ville d'Otterburn Park, le 17 mars 1997.
  25. Procès-verbal du conseil de la Ville d'Otterburn Park, le 18 août 1997.
  26. Règlement 398 Règlement modifiant les règlements no 208, 217, 218, 220, 231, 239, 260, 311, E-315, E-325, E-329, E-333, E-335, E-339, E-340, E-347, E-348, E-349, E-355, E-361, E-364, E-365, E-370, E-371, E-372, E-373, E-374, E-375 et E-381 de la Ville d'Otterburn Park.
  27. Le règlement 398 sera adopté lors de l'assemblée spéciale du 7 janvier 1998 alors que les fortes pluies et le grésil s'abattaient sur la région.
  28. Projet de loi no 260 (Privé) Loi concernant la Ville d'Otterburn Park. Éditeur officiel du Québec, 1997.
  29. Selon le maire actuel, Guy Dubé, les derniers propriétaires à être réalimentés en électricité étaient situés dans le secteur de la rue des Sables.
  30. Procès-verbal du conseil de la Ville d'Otterburn Park, le 21 septembre 1998.
  31. L??il Régional, samedi 17 juillet 1999.
  32. Procès-verbal du conseil de la Ville d'Otterburn Park, le 23 août 1999.
  33. Malgré la forte baisse de la population anglophone, Otterburn Park continue de conserver son statut de ville bilingue en vertu de l?article 29.1 de la Charte de la langue française.
  34. Le 15 août 1994, le conseil municipal adopte le gentilé Otterburnois et Otterburnoise.
 — Carole Clément et Alain Côté, 2000

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