S.H.B.M.S.H.

Société d'histoire de Belœil-Mont-Saint-Hilaire

Quelques noms de rues d'Otterburn Park

Avez-vous déjà remarqué qu'il existe des noms de rues communs à plusieurs villes, ainsi se peut-il que vous demeuriez sur la rue des Grives, des Pommiers ou encore sur la rue St-Paul ! De tels noms se retrouvent un peu partout. Par contre, il en existe d'autres dont nous connaissons moins bien l'origine. Dans bien des cas, ces noms nous rappellent la mémoire d'un individu (Barré, ancien député provincial) ou d'une famille (Bousquet), désignent la géographie du milieu (Hillside, Mountainview et Riverview) ou identifient les éléments de la faune et de la flore de l'endroit (des Corbeaux, des Noyers et McIntosh). Les noms qui concernent les rues d'Otterburn Park sont diversifiés. Les plus anciennes rues ont été nommées par les premiers promoteurs au début du XXe siècle. Il en fut ainsi pendant tout le développement d'Otterburn Park.

Pendant plusieurs années, les deux principales routes du territoire otterburnois étaient le chemin Principal (l'actuel chemin des Patriotes) et celui des Trente (aujourd'hui Ozias-Leduc). Dès 1912, sur le plan de lotissement préparé par la firme Hurtubise et Hurtubise de Montréal pour le compte des promoteurs David Mason et Ernest Spiller, on y voit apparaître les noms de nouvelles rues. Comme les développeurs étaient d'origine anglo-saxonne, les noms de la monarchie anglaise furent mis en évidence : Prince Albert, Prince Arthur, Prince Edward, Prince George et Victoria. Mais plus encore. La rue Gervais est le nom de famille de l'épouse de David Mason et Oxford (Royaume-Uni) son lieu d'origine. On voulut aussi honorer des hommes d'État de l'époque : Sir Wilfrid Laurier, le duc de Connaught et Sir Robert Laird Borden.

Parmi les promoteurs qui vinrent développer Otterburn Park, il y eut les frères Milroy. Plus tard, au début des années 1970, Edmond Auclair, maire d'Otterburn Park de 1953 à 1977, relie la rue Mountainview (désignation géographique) des deux côtés du parc. Ce grand promoteur de l'époque, propriétaire d'Apple Valley Construction, avait acheté bon nombre de lots dans la municipalité pour développer divers secteurs dont celui qui s'étend aux rues Parkview (désignation géographique), Ostiguy (député fédéral) et Rose (épouse d'Edmond Auclair).

Avec le temps, on s'aperçoit que les noms des rues font parti de l'histoire d'une localité. Il est possible en consultant les archives de la municipalité ou celles de la Société d'histoire locale de trouver quelques renseignements s'y rapportant. Plusieurs sources sont à la disposition de ceux qui veulent en connaître d'avantage.

 — Alain Côté

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