S.H.B.M.S.H.

Société d'histoire de Belœil-Mont-Saint-Hilaire

Le patrimoine bâti otterburnois

La seigneurie de Rouville, concédée en 1694, fut occupée cinquante ans plus tard. Les premières familles à s'y établir construisirent des abris rudimentaires qui, à la longue, furent remplacés par des maisons pouvant mieux faire face à la rigueur de nos hivers. Le territoire de l'ancienne seigneurie de Rouville aujourd'hui occupé par la ville d'Otterburn Park recèle quelques constructions anciennes, particulièrement le long de la rivière Richelieu. En allant depuis l'église Notre-Dame-du-Bon-Conseil vers Saint-Mathias on peut encore dénombrer quelques habitations d'intérêt patrimonial, la plupart d'entre elles ayant pour modèle la maison de ferme typique du milieu du XIXe siècle.

D'un bout à l'autre de la ville, le chemin des Patriotes offre une diversité de maisons anciennes qui racontent l'histoire d'Otterburn Park et la fierté de ses habitants. Pour n'en citer qu'une, mentionnons celle située au coin de la rue Ruth et du chemin des Patriotes. Cette maison occupe le lot 147 du cadastre de Rouville. Selon la chaîne de titres, cette propriété remonterait à 1843. Cette terre de trois arpents de front sur trente arpents de profondeur, fut, à l'origine, concédée par le seigneur de Rouville à Jean-Baptiste Bourbonnière par billet privé du 16 octobre 1740. Toutefois, il faudra attendre plusieurs années avant que viennent s'y établir les premiers occupants. Les premiers à y résider en permanence furent le couple Calixte Larivière et Rosalie Bessette. Le 21 novembre 1843, ces derniers passent devant le notaire Davignon qui prépara l'acte par lequel Jean-Baptiste Brousseau, fondé de pouvoir du seigneur Jean-Baptiste-René Hertel de Rouville, leur vend une terre « sans batimens dessus construits ». C'est vraisemblablement Calixte Larivière qui construisit la première résidence car, une douzaine d'années plus tard, le 29 avril 1856, lui et son épouse vendront une terre avec « une maison, une grange, une étable et autres bâtisses dessus construites » à Albert Rochon. Par la suite, la propriété a changé de propriétaires à plusieurs reprises.

Lors de la prochaine parution de l'Info d'Otterburn Park, nous vous parlerons des autres maisons d'Otterburn Park dont la valeur potentielle est de nature patrimoniale.

Depuis sa création, la Société d'histoire de Belœil - Mont-Saint-Hilaire poursuit ses recherches et multiplie ses interventions dans le but non seulement de faire connaître l'histoire de la région, mais également faire connaître, protéger et défendre, s'ils sont menacés, les éléments de nature patrimoniale que nous retrouvons sur l'ensemble du territoire.

 — Alain Côté, 2001

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