S.H.B.M.S.H.

Société d'histoire de Belœil-Mont-Saint-Hilaire

Ah ! Le printemps !

Arrive le mois de mai, apparaissent les fleurs de pommiers. À chaque année, leur beauté et leur parfum nous appellent. Merveille de la nature qui marque l'approche de la belle saison. À Otterburn Park, il existe encore quelques vergers; il fut un temps où, sur le chemin des Trente (aujourd'hui Ozias-Leduc) on en comptait plusieurs ! Plus d'une dizaine de familles possédait un verger sur le territoire otterburnois. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Bien avant l'arrivée de Jacques Cartier, il existait des pommiers sauvages qui poussaient naturellement au pays. Même si le pommier est de culture capricieuse, les sols graveleux des Montérégiennes se prêtent bien à sa prolifération. Pour cela il a besoin d'un sol profond et bien égoutté.

À Saint-Hilaire, la pomiculture débuta avec la venue des premiers habitants à la montagne en 1730. À compter de 1800, on fait une distinction entre cultivateurs et pomiculteurs. Au début, les exploitants cultivent alors des pommiers sauvages. Il faudra attendra 1810 pour connaître les premiers plants greffés. À partir de cette date on commence à produire suffisamment de pommes pour en vendre. Il fut même question de payer une dîme de pommes au curé de Saint-Hilaire !

À Otterburn Park, il existait bon nombre de vergers. On a qu'à penser aux vieilles familles : Comtois, Noiseux et Brouillette, entre autres. Ces producteurs pouvaient avoir entre 800 et 1200 pommiers. Aujourd'hui, la plupart de ces vergers sont disparus au profit du développement résidentiel. Lorsque les premiers habitants de Saint-Hilaire vinrent s'installer aux Trente, ils abattirent les arbres pour planter des pommiers; de nos jours, les vergers doivent faire place au lotissement d'habitations. C'est le prix à payer pour la croissance urbaine !

 — Alain Côté, 2000

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