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Société d'histoire de Belœil-Mont-Saint-Hilaire

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Fonds Béatrice-LaPalme
: Cantatrice - Beloeil. - 1899-1921. - 1 cm de documents textuels.

Notice biographique :
Béatrice La Palme (baptisée sous le nom de Marie-Anne-Béatrice-Alice), violoniste, soprano et professeure, est née le 27 juillet 1878 à Beloeil. Elle est la fille d'Alexandre La Palme, cultivateur, et de Marie-Praxède Le Testu (mariés le 23 novembre 1868 à St-Hilaire). Le 14 octobre 1908, elle épouse Salvator Issaurel à Paris, et le couple n'a pas eu d'enfants. Elle décède le 8 janvier 1921 à Montréal suite à une intervention chirurgicale.

En 1881, Béatrice n'a que trois ans lorsque sa famille s'installe à Montréal, où son père tente sa chance dans l'immobilier. Après avoir appris auprès de sa mère l'alphabet et la musique, elle fait ses études primaires au pensionnat d'Hochelaga des Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie, et continue ses études à l'école sur la rue Cherrier. De plus, Béatrice prend des leçons de musique avec Alexis Contant, puis elle étudie le violon Charles Lejeune et Frantz Jehin-Prume (virtuose belge). Elle donne son premier récital le 5 mars 1894 (accompagnée par Jospeh Saucier). Suite au concours de l'Université de McGill en 1895, elle gagne la bourse Strathcona, lui permettant d'aller à Londres pour poursuivre ses études musicales. Elle s'inscrit au «Royal College of Music», l'une des meilleures écoles européennes, où elle y étudiera pendant cinq ans. Elle perfectionne son violon auprès de l'Espagnol Enrique Fernandez Arbòs et commence des leçons de chant avec Gustave Garcìa. Suite à des études supplémentaires à l'aide d'une bourse reçue par la direction de la maison d'enseignement, elle est la première Canadienne française à mériter le titre d'A.R.C.M. (Associate Member Royal College of Music) en 1900. De retour à Montréal, elle se prépare pour donner un récital donné le 17 octobre 1902 et sera accompagnée de Bernadette Dufresne.

Béatrice La Palme commence sa carrière internationale de soprano à Londres, au Royal Opera House, le 18 juillet 1903, dans le rôle de Musetta dans la Bohème Puccini. Elle chante en France, à Lyon et à Royan en 1903 et 1904. C'est en 1904 que Béatrice fait la connaissance du ténor Salvator Issaurel (1871-1944) avec qui elle chantera à Royan. Elle fait également carrière au Théâtre National de l'Opéra-Comique de Paris en septembre 1905. Elle chantera dans de nombreux opéras tels que : Mirelle, de Gournod; Carmen, de Bizet, dans la tétralogie wagnérienne; Manon, de Massenet; et Lakmé, de Delibes. En 1908, les deux artistes se marient à l'Église Notre-Dame-de-Lorette de Paris. Par la suite, Béatrice joue de nombreux rôles tant en France qu'en Angleterre, où elle chante sous la direction de Thomas Beecham.

En juillet 1911, le couple Issaurel s'installe à Montréal. Béatrice donne un récital au Monument national le 2 octobre. Elle y chante, entre autres, des pièces de Gounod, Massenet, Debussy, Fauré et quelques oeuvres du compositeur canadien Alfred Laliberté. Lors de cette soirée, elle se voit recevoir une coupe en argent à titre d'hommage à «l'artiste canadienne qui a obtenu de grands succès à l'étranger», par le maire de Montréal. Elle se rend par la suite à Québec, à Sherbrooke puis à Saint-Hyacinthe. Dans la même année, elle se joint à la troupe de la Montréal Opera Compagny, fondée en 1910 par Frank Stephen Meignen et Albert Clerk-Jeannotte. À la suite de la faillite de cette maison d'opéra en 1913, elle s'associe en novembre au «Century Opera House» de New York, mais la mauvaise ambiance créée par la Première Guerre mondiale (1914-1918) en Europe l'amène à revenir à Montréal. Elle se consacre alors à l'enseignement à l'école de musique «Issaurel - La Palme» ouverte en 1911. Elle donne un dernier récital en duo avec celui-ci le 14 novembre 1919, à l'hôtel Ritz-Carlton de Montréal. Au programme, les pièces de Fauré, Saint-Saëns, Mozart, Grétry et Debussy, et le célèbre Duo de la rencontre de la pièce Manon de Massenet. Elle meurt à l'âge de 42 ans, le 8 janvier 1921. Les funérailles ont lieu quatre jours plus tard à l'Église Saint-Léon de Westmount.


Historique de la conservation :
Ce fonds provient de l'arrière-petite-nièce de Béatrice Lapalme, Isabelle Authier. Les documents appartenaient à sa mère Patricia Monsarrat, dont la grand-mère Albina Lapalme Monsarrat était la soeur de Béatrice Lapalme. Avant de mourir en 2012, Patricia Monsarrat avait rassemblé tous les documents qu'elle possédait concernant Béatrice Lapalme et les avait remis à sa fille Isabelle, qui habite Beloeil, pour que cette dernière les remette à la Ville ou à la bibliothèque. C'est en 2013, ne sachant quoi en faire, qu'elle décide de léguer ces documents précieux en tant que don culturel à la Société d'histoire de Beloeil-Mont-Saint-Hilaire.

Portée et contenu :
Ce fonds contient des coupures de journaux, des librettos, des annonces de concerts, une photo inédite de Lapalme et Issaurel, ainsi que des négatifs et une transcription d'une interview avec Paul Dupuis concernant Béatrice Lapalme.

Ce fonds est divisé en quatre séries : A) vie personnelle, B) vie artistique, C) numérisation du fonds et D) numérisation du Musée du Bas-Saint-Laurent.


Notes :

Source du titre composé propre :
Titre correspondant au créateur du fonds.

État de conservation :
Les documents sont en bon état.

Restauration/conservation :
Les documents sont des originaux et des copies.

Classement :
Ce fonds a été classé en quatre séries pour refléter la nature des documents.

Accès de provenance :
Authier, Isabelle

Accès de titre :
LaPalme, Béatrice (1878-1921)

Descripteurs :
P:Issaurel, Salvator
P:La Palme, Béatrice
S:Soprano
S:Violoniste



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